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    Décembre - December 2018

    Antonio Cavilla.Ruelle dans le Mellah, Tétouan. Circa 1880

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Fantasia

De grandes fêtes ponctuent la vie marocaine ; les fêtes religieuses du calendrier musulman, les moussem saisonniers, souvent pèlerinages au tombeau d’un saint; foire et divertissement. Lors de ces fêtes, viennent les cohortes de marchands d’objets de piété, les infirmes et les mendiants, chacun dans l’espoir d’une guérison ou d’un aumône. Souvent, une immense ville de toile s’établit aux abords des cités. On peut assister aussi à de nombreuses danses, selon les tribus berbères présentes, tel l’ahouach du Haut Atlas et de Ouarzazate, l’abidou du Moyen Atlas ou la guedra saharienne. Les fantasias accompagnent aussi ces rassemblements, notamment lors du moussem de Moulay Abdallah au mois d’août, près de El Jadida. Le cheval a un rôle essentiel dans ces fêtes. Les harnachements sont généralement somptueux, les longs fusils – les mokahlas - aux incrustations de nacre et d’ivoire, les babouches de cuir brodé, les selles et les étriers, autant de témoignages du riche artisanat marocain, illuminent le court moment, intense et fort, du jeu de baroud. La fantasia obéit à des règles très codifiées. Les chevaux sont lancés à vive allure sur une esplanade, les fusils tournoient et, au signal du chef, une détonation collective accompli le baroud.

Illustration: Jacques Belin, vers 1940

Mots clés: Jacques Belin, fantasia