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    Décembre - December 2018

    Antonio Cavilla.Ruelle dans le Mellah, Tétouan. Circa 1880

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Mririda n’Aït Attik

Qui était Mririda ?
Une jeune hétaïre, du souk d’Azilal « clos de hautes murailles de pisé flanqué de tours à meurtrières…déclamant ses stances d’une voix chaude et prenante ». Euloge fit sa connaissance au cours d’une halte à Azilal, en 1927-1928, pays où la Tassaout prend sa source enserrée dans une profonde vallée. Cette région possède les plus magnifiques « tighermt » - maison forte, magasin collectif, citadelle – du Grand Atlas. Ces bâtiments à plusieurs étages sont construits en madriers de pin et de chêne, de pierres. L’étage supérieur en encorbellement donne une allure de forteresse moyenâgeuse aux bâtiments. Les antiques populations de ces régions ont vécu des siècles durant en quasi autarcie. Jacques Berque y demeura plusieurs années, particulièrement dans la tribu Seksawa, et publia une remarquable étude « Structures Sociales du Haut-Atlas », en 1955 (bibliothèque Maison de la Photographie). Les chants collectés par Euloge "nous parviennent comme ces longues fumées bleues, fleurant le thuya et le pin, qui, le soir, s’élèvent au creux des vallées ignorées du Haut-Atlas".

Bibliographie (bibliothèque Maison de la Photographie) :
René Euloge, "Cimes et Hautes Vallées du Grand Atlas", Marrakech, 1949.
Jacques Berque, "Structures Sociales du Haut-Atlas", Paris 1955.
Mririda n’Aït Attik, Les Chants de la Tassaout, traduction René Euloge, Marrakech, 1963.

Illustration: Anonyme. Mririda n'Aït Attik, 1940
Mots clés: Euloge, Mririda, Tassaout